Dans une usine, un entrepôt ou un bâtiment commercial, refaire ou réparer un plancher ne se résume pas à choisir un revêtement et à déterminer une date de travaux.
Il faut aussi répondre à une question essentielle : comment réaliser l’intervention tout en limitant son impact sur les opérations?
Une zone immobilisée peut avoir des conséquences directes sur la production, la circulation des employés et des équipements, l’accès aux quais, le déplacement des marchandises ou encore l’utilisation de certains postes de travail.
Le temps d’arrêt fait donc partie intégrante du projet.
Une bonne planification permet de tenir compte à la fois des besoins techniques du plancher et de la réalité opérationnelle de l’entreprise. Le choix du système demeure important, mais la façon dont les travaux sont organisés l’est tout autant.
Voici les principaux éléments à considérer avant de planifier des travaux de revêtement de sol en milieu industriel.
Pourquoi le temps d’arrêt doit-il être considéré dès le départ?
Dans un environnement industriel, une surface peut être au cœur des activités quotidiennes.
Il peut s’agir :
- d’une voie utilisée par les chariots élévateurs;
- d’un corridor reliant deux secteurs de production;
- d’une zone située devant un quai de chargement;
- d’un espace sous ou autour d’équipements;
- d’une aire de lavage;
- d’un poste de travail;
- d’une entrée utilisée continuellement par les employés ou les fournisseurs.
Fermer temporairement une de ces zones peut nécessiter de modifier les déplacements, de déplacer des équipements ou même d’interrompre certaines activités.
C’est pourquoi la question des opérations doit être discutée avant le début des travaux, et non une fois le chantier commencé.
L’objectif est de déterminer comment intégrer l’intervention à la réalité de l’entreprise plutôt que de simplement imposer un chantier à l’intérieur de celle-ci.
Chaque étape du chantier demande du temps
Le temps nécessaire à un projet ne correspond pas uniquement à l’application du revêtement.
Selon l’état de la surface et le type d’intervention, plusieurs étapes peuvent être nécessaires :
- déplacement ou protection des équipements;
- libération de la zone;
- préparation mécanique du béton;
- retrait d’un ancien revêtement;
- réparation des fissures ou des zones endommagées;
- correction de certaines irrégularités;
- préparation des détails autour des drains, murs et équipements;
- application du système de revêtement;
- application d’une finition ou d’une texture;
- période nécessaire avant la remise en circulation;
- retour des équipements dans la zone.
Certaines interventions sont relativement ciblées. D’autres exigent une préparation plus importante.
Il est donc préférable d’évaluer l’ensemble du processus plutôt que de regarder uniquement le temps consacré à l’application du produit.
Le séquençage des travaux peut réduire les interruptions
Il n’est pas toujours nécessaire d’immobiliser une grande surface en même temps.
Dans certains bâtiments, les travaux peuvent être organisés par secteurs ou par phases.
Par exemple, une entreprise pourrait maintenir une voie de circulation pendant qu’une autre est en travaux, ou intervenir dans une première zone avant de déplacer les opérations vers celle-ci afin de libérer la suivante.
Cette approche peut contribuer à maintenir une partie des activités pendant le chantier.
La possibilité de travailler par étapes dépend toutefois de plusieurs facteurs :
- la configuration des lieux;
- la superficie;
- les voies de circulation essentielles;
- l’emplacement des équipements;
- la nature des travaux;
- le système de revêtement choisi;
- les accès disponibles;
- la façon dont les différentes zones sont utilisées.
Un bon séquençage doit donc être déterminé en fonction du bâtiment et des opérations réelles.
Profiter d’un arrêt de production déjà prévu
Lorsqu’une entreprise prévoit déjà un arrêt de production, une période d’entretien ou quelques journées où les activités seront réduites, cette fenêtre peut représenter une bonne occasion de réaliser des travaux sur les surfaces.
Cela peut être notamment le cas pendant :
- un arrêt annuel;
- une période d’entretien des équipements;
- une fermeture pendant les vacances;
- une fin de semaine prolongée;
- une période saisonnière moins occupée;
- un changement de ligne de production;
- un réaménagement du bâtiment.
L’avantage est simple : une partie de l’impact opérationnel est déjà prévue.
Il devient alors possible de coordonner les travaux de plancher avec les autres interventions prévues dans le bâtiment.
Si un arrêt est prévu dans les prochains mois, il est préférable de commencer l’évaluation de la surface suffisamment tôt.
Attendre quelques jours avant l’arrêt pour organiser le chantier peut limiter les options disponibles et compliquer la coordination.
La remise en service doit être intégrée à l’échéancier
Un projet n’est pas terminé dès que la dernière couche a été appliquée.
Avant de permettre de nouveau la circulation, le déplacement des équipements ou la reprise normale des activités, le système doit être suffisamment prêt pour l’utilisation prévue.
Cette étape doit être considérée dans l’échéancier initial.
La remise en service peut également varier selon l’utilisation de la zone.
Une surface destinée à une circulation piétonne légère n’est pas soumise aux mêmes contraintes qu’un secteur où circulent des chariots élévateurs ou des équipements lourds.
Plutôt que de choisir un revêtement uniquement pour son apparence, il faut donc également considérer :
- les activités réalisées dans la zone;
- les charges;
- le niveau de circulation;
- les équipements utilisés;
- les exigences d’entretien;
- la fenêtre disponible pour les travaux.
Le système et la planification doivent fonctionner ensemble.
La coordination avec les équipes sur place est essentielle
Un chantier industriel implique souvent plusieurs intervenants.
Les opérations, la maintenance, la santé et sécurité, les responsables du bâtiment et les entrepreneurs peuvent tous être concernés par les travaux.
Avant l’intervention, il est utile de déterminer clairement :
- quelles zones devront être libérées;
- quels équipements doivent être déplacés;
- quelles voies doivent demeurer accessibles;
- quelles activités peuvent être interrompues;
- quelles zones nécessitent une coordination particulière;
- quand les travaux peuvent commencer;
- à quel moment la zone devra être remise en service.
Cette communication permet de réduire les imprévus lorsque le chantier commence.
Elle permet également à l’entrepreneur de comprendre les contraintes qui ne sont pas nécessairement visibles lors d’une simple inspection de la surface.
Le système le plus rapide n’est pas automatiquement le meilleur choix
Lorsqu’une entreprise souhaite limiter son temps d’arrêt, il peut être tentant de choisir uniquement la solution permettant la reprise la plus rapide.
Ce critère est important, mais il ne devrait pas être le seul.
Le système doit également être adapté :
- à l’état du béton;
- à la circulation;
- aux impacts;
- à l’humidité;
- aux produits présents dans l’environnement;
- aux méthodes de nettoyage;
- au niveau d’adhérence recherché;
- à la durée de vie attendue.
Choisir une solution uniquement pour gagner du temps au moment des travaux peut devenir contre-productif si le système répond mal aux contraintes du bâtiment et nécessite ensuite des réparations répétées.
L’objectif est de trouver le bon équilibre entre performance, durabilité et contraintes opérationnelles.
Une réparation ciblée peut parfois éviter un chantier plus important
Tous les dommages ne nécessitent pas automatiquement de refaire l’ensemble du plancher.
Lorsqu’une détérioration est localisée et que le reste de la surface demeure en bon état, une intervention ciblée peut parfois permettre de corriger le problème tout en limitant l’étendue des travaux.
Cela peut être pertinent pour :
- certaines fissures;
- une zone d’usure localisée;
- un joint détérioré;
- une petite portion de béton exposé;
- un dommage causé par un impact;
- une zone précise de décollement.
À l’inverse, lorsque les problèmes sont présents à plusieurs endroits ou que les réparations temporaires reviennent constamment, multiplier les petites interventions peut finir par créer davantage d’interruptions qu’une réfection bien planifiée.
L’évaluation de la surface permet de déterminer quelle approche est réellement la plus logique.
Pour comprendre ce qui fait varier le budget d’un chantier, consultez notre guide sur le coût d’un plancher époxy industriel au Québec.
Les réparations imprévues sont souvent plus difficiles à gérer
Lorsqu’un plancher est déjà fortement détérioré, l’entreprise dispose généralement de moins de flexibilité.
Une fissure qui progresse, une zone qui devient dangereuse ou un revêtement qui se décolle peut éventuellement nécessiter une intervention plus urgente.
Dans ce contexte, les travaux doivent parfois être réalisés en fonction du problème plutôt qu’en fonction du meilleur moment pour les opérations.
À l’inverse, une intervention préparée à l’avance permet davantage de possibilités pour :
- choisir une période moins occupée;
- prévoir le déplacement des équipements;
- organiser les travaux par secteurs;
- coordonner les équipes;
- sélectionner le système approprié;
- prévoir la remise en service.
La planification peut donc contribuer autant à la continuité des opérations qu’à la qualité du résultat final.
7 questions à poser avant de planifier les travaux
Avant de déterminer une date de chantier, un gestionnaire peut se poser les questions suivantes :
1. Quelles zones peuvent réellement être immobilisées?
Certaines surfaces sont secondaires. D’autres sont essentielles aux opérations quotidiennes.
Il faut identifier ces différences dès le départ.
2. Peut-on déplacer temporairement la circulation?
Une voie alternative peut parfois permettre de maintenir les activités pendant les travaux.
3. Des équipements doivent-ils être déplacés?
Le déplacement de machinerie ou de mobilier industriel peut nécessiter une coordination supplémentaire.
4. Un arrêt de production est-il déjà prévu?
Une intervention peut parfois être intégrée à une période où les opérations seront déjà réduites.
5. Les travaux peuvent-ils être réalisés par secteurs?
Le séquençage peut permettre de conserver l’accès à une partie du bâtiment.
6. Quand la surface doit-elle absolument être remise en service?
Cette information influence directement la planification du chantier.
7. Quel est l’état réel du béton?
La durée et l’ampleur de l’intervention dépendent également de ce qui sera découvert lors de l’évaluation et de la préparation de la surface.
Répondre à ces questions permet d’avoir une discussion beaucoup plus précise avec l’entrepreneur avant le début du projet.
Planifier avant que la fenêtre de travaux arrive
Vous savez déjà qu’une période plus calme, un arrêt de production ou une fermeture est prévue dans quelques semaines ou quelques mois?
C’est maintenant qu’il faut commencer à préparer le projet.
Une évaluation effectuée à l’avance permet de vérifier l’état du béton, de déterminer les travaux nécessaires, de choisir un système adapté et de réfléchir à la meilleure façon d’intégrer le chantier aux opérations.
Le bon revêtement demeure essentiel à la performance d’un plancher industriel.
Mais en milieu industriel, un bon projet est aussi un projet qui tient compte de ce qui se passe autour du plancher.
Sévigny Époxy accompagne les entreprises dans l’évaluation et la planification de leurs projets de revêtement de sol industriel et commercial afin de proposer une intervention adaptée à la surface, à l’environnement et aux contraintes opérationnelles.
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