Plancher industriel antidérapant : comment choisir le bon niveau d’adhérence?

Dans un environnement industriel, la sécurité d’un plancher ne dépend pas uniquement de sa résistance ou de son état général.

Son niveau d’adhérence joue également un rôle important.

Lorsqu’une surface devient glissante en présence d’eau, de poussière, de résidus ou de produits utilisés dans les opérations, les risques peuvent rapidement augmenter. À l’inverse, une surface extrêmement texturée n’est pas nécessairement la meilleure solution dans toutes les situations.

Le bon choix se trouve souvent entre les deux.

Une texture doit être adaptée à l’environnement, à la circulation, aux méthodes de nettoyage et aux activités réalisées dans la zone.

Autrement dit, choisir un plancher industriel antidérapant ne consiste pas simplement à demander « le revêtement le plus rugueux possible ».

Il faut plutôt se demander : quel niveau d’adhérence convient réellement à cette surface et à son utilisation quotidienne?

Voici les principaux éléments à considérer.

Pourquoi le niveau d’adhérence est-il important en milieu industriel?

Un plancher industriel peut être exposé à plusieurs conditions qui affectent son comportement.

Selon le secteur d’activité, on peut retrouver :

  • de l’eau;
  • de l’huile;
  • des poussières;
  • des résidus de production;
  • des produits de nettoyage;
  • des contaminants;
  • de la neige ou du calcium près des entrées;
  • des variations fréquentes entre une surface sèche et humide.

Une surface qui offre une adhérence suffisante lorsqu’elle est sèche peut réagir très différemment lorsqu’elle est mouillée.

C’est pourquoi l’environnement doit toujours être analysé avant de déterminer la texture appropriée.

L’objectif est de créer une surface adaptée aux conditions réellement rencontrées dans le bâtiment.

Plus texturé ne veut pas automatiquement dire plus sécuritaire

Lorsqu’un client souhaite améliorer l’adhérence d’un plancher, le premier réflexe peut être de choisir une texture très prononcée.

Pourtant, ce n’est pas toujours la meilleure solution.

Une surface fortement texturée peut offrir davantage de relief, mais elle peut également être :

  • plus difficile à nettoyer;
  • plus exigeante à entretenir;
  • moins adaptée à certains équipements roulants;
  • inconfortable dans certaines zones de circulation;
  • plus susceptible de retenir certains résidus.

Le niveau de texture doit donc trouver un équilibre entre adhérence, entretien et utilisation.

Une aire de lavage n’aura probablement pas les mêmes besoins qu’un corridor sec.

Une zone de production alimentaire peut avoir des exigences différentes d’un entrepôt.

Un atelier où circulent des employés n’a pas nécessairement les mêmes contraintes qu’une voie utilisée principalement par des chariots élévateurs.

Il n’existe donc pas une seule texture idéale pour tous les environnements industriels.

Les zones humides demandent une attention particulière

Les surfaces qui sont régulièrement exposées à l’eau doivent être évaluées avec soin.

On peut penser notamment :

  • aux aires de lavage;
  • aux entrées;
  • aux zones près de drains;
  • aux espaces de transformation;
  • aux zones où des équipements sont nettoyés;
  • aux endroits où des liquides peuvent être projetés ou renversés.

Dans ces secteurs, l’adhérence devient particulièrement importante puisque la condition de la surface peut changer au cours d’une même journée.

Le plancher doit être pensé en fonction de cette réalité.

Il faut également vérifier la façon dont l’eau est évacuée.

Une bonne texture ne règle pas automatiquement un problème d’accumulation d’eau.

La pente, les drains et la configuration de la surface peuvent également influencer les conditions d’utilisation.

Les méthodes de nettoyage influencent aussi le choix

Lorsqu’on choisit un revêtement industriel, on pense naturellement à la circulation et à la résistance.

Mais l’entretien devrait également faire partie de l’analyse.

Une surface très texturée peut demander une méthode de nettoyage différente d’une surface plus lisse.

Avant de choisir un fini, il est donc pertinent de comprendre :

  • à quelle fréquence le plancher est nettoyé;
  • quel équipement est utilisé;
  • quels produits sont appliqués;
  • si le nettoyage est manuel ou mécanisé;
  • si de grandes quantités d’eau sont utilisées;
  • quels types de contaminants doivent être éliminés.

L’objectif est d’éviter de créer une surface sécuritaire sur papier, mais difficile à maintenir propre dans la réalité.

Le revêtement doit fonctionner avec les méthodes d’entretien déjà utilisées dans le bâtiment ou avec celles que l’entreprise est prête à mettre en place.

La circulation piétonne et la circulation d’équipements sont différentes

Un plancher industriel peut être utilisé à la fois par des employés et par des équipements.

Ces deux types de circulation doivent être considérés.

Une zone principalement piétonne peut nécessiter une adhérence adaptée aux chaussures portées par les employés.

À l’inverse, une voie empruntée par :

  • des chariots élévateurs;
  • des transpalettes;
  • des chariots;
  • des équipements sur roues;
  • de la machinerie;

peut demander un autre type de fini.

Une texture trop agressive peut parfois influencer le roulement des équipements ou compliquer certaines opérations.

Encore une fois, il faut regarder l’utilisation réelle plutôt que de sélectionner une texture de façon uniforme pour tout le bâtiment.

Un même bâtiment peut nécessiter plusieurs niveaux de texture

C’est un point important.

Dans plusieurs projets industriels, il peut être pertinent de ne pas traiter chaque zone exactement de la même façon.

Prenons l’exemple d’une usine comportant :

  • un corridor principal;
  • une aire de lavage;
  • une zone de production;
  • un entrepôt;
  • un quai de chargement;
  • une entrée extérieure.

Ces secteurs ne sont pas exposés aux mêmes conditions.

L’aire de lavage peut être fréquemment mouillée.

Le corridor peut être principalement sec.

Le quai peut recevoir de l’eau et de la neige.

L’entrepôt peut subir une forte circulation de chariots.

Dans ce contexte, vouloir imposer une texture identique partout n’est pas nécessairement logique.

Le bon système doit tenir compte de la fonction de chaque zone.

Le niveau de texture choisi influence aussi le budget, comme l’explique notre guide sur le coût d’un plancher époxy industriel au Québec.

L’état du béton reste essentiel

Même lorsqu’on parle principalement d’adhérence et de texture, il ne faut pas oublier ce qui se trouve sous le revêtement.

L’état du béton influence directement la qualité du résultat.

Une surface peut présenter :

  • des fissures;
  • de l’usure;
  • des réparations existantes;
  • des contaminants;
  • des zones fragilisées;
  • des différences de niveau;
  • un ancien revêtement.

Avant d’installer un nouveau système, il faut donc comprendre l’état réel du support.

La texture visible n’est que la dernière partie du système.

Une bonne préparation de surface demeure essentielle à la performance globale du revêtement.

La préparation influence aussi la performance

Un revêtement industriel doit pouvoir adhérer correctement au support.

Cela implique généralement une préparation adaptée au béton et au système choisi.

Selon le projet, il peut être nécessaire de :

  • retirer un ancien revêtement;
  • nettoyer certaines contaminations;
  • préparer mécaniquement la surface;
  • réparer des fissures;
  • corriger des zones détériorées;
  • effectuer des travaux autour des drains et équipements.

Il est donc important de ne pas réduire le projet à la couche de finition.

La performance dépend de l’ensemble du système.

Une texture doit aussi être pensée pour durer

Un plancher industriel évolue avec le temps.

La circulation, l’entretien et les opérations peuvent modifier progressivement l’état de la surface.

Certaines zones subissent davantage d’usure que d’autres.

On pense notamment :

  • aux entrées;
  • aux virages;
  • aux endroits où les employés circulent constamment;
  • aux secteurs près des équipements;
  • aux zones de chargement.

Avec le temps, une texture peut devenir moins prononcée dans les secteurs les plus sollicités.

C’est pourquoi il est pertinent d’inspecter régulièrement les surfaces.

Une zone qui semble plus lisse qu’auparavant peut être un signe qu’une évaluation est nécessaire.

Attention aux contaminants accumulés

Une surface peut également devenir plus glissante sans que le revêtement soit nécessairement endommagé.

Des contaminants peuvent s’accumuler au fil du temps.

Cela peut inclure :

  • des huiles;
  • des poussières fines;
  • des produits de nettoyage;
  • des résidus de production;
  • des dépôts provenant de la circulation.

Lorsqu’un changement d’adhérence est observé, il faut donc déterminer s’il provient :

  1. de l’état du revêtement;
  2. de son niveau de texture;
  3. de la contamination présente;
  4. de la méthode d’entretien.

Cette distinction permet d’éviter de remplacer un système lorsqu’un autre type d’intervention serait plus approprié.

Les rampes et changements de niveau méritent une attention particulière

Certaines zones sont naturellement plus exigeantes.

Les rampes en font partie.

Une pente modifie les forces exercées sur la surface, autant pour les employés que pour les équipements.

Les changements de niveau, escaliers, accès aux quais et transitions entre différentes surfaces doivent également être intégrés à l’analyse.

La texture choisie dans ces secteurs peut donc différer de celle utilisée ailleurs.

L’environnement extérieur peut influencer les entrées

Au Québec, les entrées de bâtiments industriels doivent composer avec des conditions particulières.

Pendant certaines périodes de l’année, elles peuvent être exposées à :

  • l’eau;
  • la neige;
  • la glace;
  • le sable;
  • le calcium;
  • les changements de température.

Ces contaminants sont ensuite transportés à l’intérieur par les chaussures, les roues et les équipements.

Une zone normalement sèche peut donc devenir beaucoup plus humide ou glissante près des portes.

C’est une autre raison pour laquelle il faut analyser le bâtiment zone par zone.

Comment déterminer le niveau de texture approprié?

Il n’existe pas une réponse universelle.

Avant de recommander un système, il est utile de documenter les conditions du bâtiment.

Voici quelques questions à se poser.

1. La surface est-elle habituellement sèche ou humide?

Une zone constamment sèche ne présente pas les mêmes contraintes qu’une aire régulièrement exposée à l’eau.

2. Quels contaminants peuvent être présents?

Eau, huiles, poussière, produits ou résidus peuvent tous influencer les besoins.

3. Qui utilise la surface?

Employés, visiteurs, équipements roulants ou machinerie?

4. Comment le plancher est-il nettoyé?

Le système doit rester compatible avec la méthode d’entretien.

5. Quel niveau de circulation est prévu?

Une zone peu utilisée peut être traitée différemment d’un corridor constamment sollicité.

6. Y a-t-il des pentes ou des drains?

Ces éléments peuvent changer considérablement la réalité de la surface.

7. Certaines zones ont-elles des besoins différents?

Dans plusieurs bâtiments, la réponse est oui.

Éviter de choisir uniquement selon l’apparence

Un plancher industriel peut certainement contribuer à améliorer l’apparence d’un environnement.

Mais l’esthétique ne devrait jamais être le seul critère.

Un fini très lisse et brillant peut être visuellement intéressant, mais il doit être compatible avec l’usage de la zone.

À l’inverse, une texture très prononcée peut sembler rassurante sur le plan de l’adhérence, mais être inutilement exigeante dans un espace sec.

Le choix doit toujours revenir à une question simple :

Comment cette surface sera-t-elle utilisée au quotidien?

Faire évaluer l’environnement avant de choisir

Le bon niveau d’adhérence dépend donc de plusieurs facteurs :

  • présence d’eau;
  • type de circulation;
  • contaminants;
  • nettoyage;
  • pente;
  • équipements;
  • état du béton;
  • utilisation quotidienne.

C’est pourquoi une visite et une analyse du projet permettent souvent de faire un choix plus approprié qu’une sélection basée uniquement sur un échantillon ou une apparence.

Chez Sévigny Époxy, l’objectif est de recommander un système qui tient compte de la réalité du bâtiment et de ses opérations.

Parce qu’en milieu industriel, le meilleur revêtement n’est pas nécessairement celui qui offre le plus de texture.

C’est celui qui offre la bonne texture pour l’environnement.

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